L’incroyable pouvoir des croyances

 

Tout le monde a ses croyances, et affirmer ne pas en avoir est encore une croyance.

Dès notre enfance, nous croyons un tas de choses basées sur notre culture, nos apprentissages, notre environnement. Notre monde intérieur est constitué d’un tricot de ces croyances en vrac. Des croyances telles que : “Je ne suis pas capable de m’exprimer en public”, “de toutes façon je n’ai jamais eu de chance.. »

Nous pensons être limités, mais nous ne le sommes pas. Chacun d’entre nous à la naissance, possède un potentiel illimité. Mais l’éducation vient installer des croyances “je suis nul en math”, ” j’arriverai jamais à être astronome”, “je ne suis pas né avec une cuillère en argent”… Et on revoit très tôt à la baisse nos plus grands désirs. L’imagination s’amoindrit et nous projette dans des futurs en rapports avec nos capacités que l’on pense limitées.

 

“Je vois ce que je crois”

 

Le pouvoir des croyances est bien plus grand que ce que l’on pourrait penser. Elles façonnent littéralement l’ensemble de notre vie. Elles sont le ciment de notre identité, de nos actions et de nos émotions. le cerveau  déteste sortir de sa zone de confort, et cherche sans cesse à se rassurer dans ses croyances, tout en fuyant les preuves qui lui montrerai qu’il a tort..

 

Je vais illustrer cette idée par la loi de Murphy :

Si je me lève le matin, que je fais tomber ma tartine de confiture du côté confiture, et que je suis d’humeur maussade, je vais me dire : “ça y est encore une mauvaise journée qui commence”.

La croyance est installée dans mon cerveau, et je vais la muscler toute la journée. Si il pleut, que je rate mon bus, et que la machine à café au travail est en panne, alors là j’aurai la confirmation que c’est vraiment une journée pourrie. J’aurais passé tout mon temps, inconsciemment, à chercher des preuves de ma malchance et je me coucherai avec la certitude que j’avais raison ce matin.

Je n’aurai pas vu la pièce de deux euros par terre à l’arrêt de bus, ni les décorations de Noël dans le centre ville, ni le sourire de ma voisine, ni toutes ces belles choses qui étaient pourtant là et que j’ai inconsciemment choisi de ne pas saisir.

La prochaine fois que je ferai tomber ma tartine au petit déjeuner, mon cerveau, encore plus convaincu que la journée sera atroce, en trouvera à nouveau les preuves…

 

J’ai pris une journée comme exemple, mais nous faisons cela sur notre vie entière, et modifions notre environnement en choisissant de le voir selon nos croyances.

Si je me dit que je suis trop mauvais avec les filles et que je n’aurai jamais de copine, je risque en effet de me comporter comme tel, bafouiller et rougir, voir ne même pas approcher la gent féminine, et rendre ma croyance réelle.

 

La plasticité du cerveau est extraordinaire

 

Les croyances ne sont pourtant pas inébranlables. Elles ont une vraie existence matérielle dans notre cerveau. En effet, celui-ci est complètement modelable. Chaque apprentissage que l’on fait enfant crée de nouveaux réseaux en permanence, et chacun de ces réseaux se renforce grâce à la répétition de ces apprentissages.

Par exemple, si je répète souvent la même poésie, celle ci restera ancrée dans ma mémoire pendant de nombreuses années (qui ne connaît pas par coeur une des fables de La Fontaine pourtant apprise il y a bien longtemps).

Le cerveau ne fait pas de tri entre ce qui est bon ou mauvais pour lui. Il enregistre de la même manière tout ce qu’on entend, écrit, dit ou lit. Imaginez un peu le désordre que l’on peut mettre dans le cerveau d’un enfant à qui l’on répète chaque jour “Tu es nul”.

 

Musclez votre cerveau

 

On ne peut pas vivre sans croyances, mais on peut les choisir, et c’est une bonne nouvelle ! Cela paraît compliqué à première vue, mais il s’agit en fait uniquement d’une histoire de musculation.

Le cerveau ne fait aucune différence entre l’expérience vécue et l’expérience imaginée, pour créer et renforcer ses connexions. Ces dernières se renforcent lorsque nous les sollicitons. La visualisation est un très bon exercice pour ça.

Si je visualise régulièrement que je suis sûr de moi avec les filles, je musclerais cette partie du cerveau, finirais par y croire, et me prouverais dans mes actions que mes croyances sont vraies.

Et c’est bluffant de voir à quel point cet entraînement est capable en très peu de temps de modifier complètement nos croyances. C’est ainsi que nous pourrions expliquer scientifiquement la “loi de l’attraction”. Si nous créons une vie idéale dans notre imaginaire, et que nous répétons cette vision régulièrement, nous musclons nos synapses, donc nos croyances. Elles deviendront vraies dans la vie de tous les jours, car notre cerveau veut rester dans cette zone de confort que nous lui avons nous même créée.

 

Plusieurs pratiques permettent cette musculation : la méditation, la visualisation, la sophrologie, la méthode Coué, la pratique artistique, la pensée positive… Chacun peut selon ses sensibilités, trouver les moyens de muscler son cerveau pour devenir celui qu’il souhaite être.

 

Le pouvoir de l’imagination

L’imaginaire et la créativité sont donc des nécessités pour effectuer ce changement de croyance. Plus nous nous rendons compte que tout ce qui nous régit est fait de croyances, et plus nous pouvons mettre celles-ci de côté pour les remplacer par de nouvelles auquelles on choisit de croire.

Créer, imaginer sont des actions qui permettent de changer de cap, de voir ailleurs ou plus loin, de nous rendre compte de nos potentiels enfouis, et de les faire ressurgir. Et tout cela par le jeu.

 Si l’imaginaire possède un si fabuleux pouvoir de transformation sur notre réalité, Imaginez quelques secondes ce que ce serait si chaque humain décidait de croire au plus profond de lui qu’il vit dans un monde serein et empli de beauté.  

La créativité n’est pas qu’un concept flou, une idée vague; c’est au contraire un moteur merveilleux de changement, de mouvement, d’évolution. C’est une fondation indispensable à toute entreprise humaine.

 

Mettons en pratique ce pouvoir. Voici l’exercice de créativité qui vous fera du bien :

 

Racontez, dessinez ou visualisez les changements positifs que vous aimeriez voir dans le monde.

 

Partagez cet article, et fabriquons ensemble une réalité plus positive.

 

 

 

 

Bibliographie :

 

« Train Your Mind, Change Your Brain: How a New Science Reveals Our Extraordinary Potential to Transform Ourselves » Sharon Begley.

 

La plasticité neuronale  https://fr.wikipedia.org/wiki/Plasticit%C3%A9_neuronale

 

http://apprendreaeduquer.fr/plasticite-cerebrale-chez-enfants/

 

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